Notre merveilleux village, situé au cœur du massif rocheux des Alpes, dans la plaine luxuriante du Rhône, vous présentera, par les quelques pages qui suivent, ses plus beaux atouts en espérant que votre visite ne se résumera pas à celui de notre site.
Depuis de nombreuses années, la population de Saxon a souhaité s’ouvrir au reste de la Suisse, de l’Europe et du monde entier. Nous ne pouvions manquer de le prouver en utilisant ce nouveau mode de communication.vi1

Comment pourrions-nous vous présenter notre Commune sans risquer d’oublier l’un ou l’autre de nos trésors ? Une vie, un lieu, une histoire ne peuvent se résumer en quelques lignes, mais permettez-moi toutefois de vous inciter au voyage en partageant avec vous les fleurons de notre si belle région. N’avez vous jamais entendu parler du fameux rocher qui surplombe notre village et à qui l’on a donné le si joli nom de « Pierre-à-Voir »

Connu de tous les Valaisans, ce superbe obélisque rappelle à tous nos visiteurs qu’ils sont bien en approche du berceau de l’abricot. Bien que nos coteaux accueillent volontiers tous types de cultures, le Saxonnain ne peut se départir de son fruit fétiche qui a su si bien être son ambassadeur auprès de tous les gourmets.vi2

Vous ne pourrez pas venir nous rendre visite sans vous attarder dans les jardins du Casino de Saxon. Y percevez-vous l’âme de ses illustres visiteurs d’antan ? L’écrivain russe Dostoïevski, le révolutionnaire italien Giuseppe Garibaldi et bien d’autres ont séjourné dans ce superbe lieu, témoin si bien conservé de notre passé. Mais il ne vous faudra pas oublier les autres richesses qui vous attendent tout au long de la découverte de notre village.

Vous apprécierez la diversité de nos cultures et retrouverez le goût de l’authenticité au cœur d’une région qui arbore durant certaines périodes de l’année des couleurs flamboyantes. D’où que vous veniez, où que vous alliez, vous serez surpris par l’accueil simple mais tellement chaleureux du Saxonnain.

vi3 Venez nous rendre une petite visite ! Vous ne repartirez qu’en regrettant que votre séjour n’ait pas duré plus longtemps. Nous pouvons vous assurer que vous reviendrez à Saxon.

Le Président de la Commune de Saxon

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L’ histoire de Saxon peut être reconstituée dès l’année 1152, date du premier écrit mentionnant cette bourgade. Le terme de Saxon h1dérive du latin “saxum” (rocher) et se réfère donc à sa fameuse Pierre-à-Voir qui domine le village.Le peuplement du village s’est effectué par le sud, depuis le district d’Entremont. Ainsi, durant la majeure partie du Moyen Age, Saxon et la vallée de Bagnes formaient une seule entité politique.

Saxon subira la loi des seigneurs, aussi bien laïques qu’ecclésiastiques, jusqu’à l’aube du XIXe. Sous la domination savoyarde, officielle dès 1260 (date de la construction de la tour), Saxon est une petite châtellenie rattachée à l’Entremont.

h2La population est soumise à de lourdes impositions et vit dans un état de quasi servitude. Le XIXe siècle apporte à Saxon les idées révolutionnaires. Saxon est incorporé au dizain de Martigny et jouit d’une liberté politique toute nouvelle. Malgré cela, la population de Saxon au milieu du siècle vit dans un état de pauvreté critique et n’a que peu accès à l’éducation. Les Bains et les Jeux mettent fin à près de huit siècles de servitude et portent Saxon à une bonne place sur la scène économique de l’Europe.

A la fin des années trente, un modeste établissement thermal se construit. Le major Sépibus obtient l’autorisation d’inaugurer un casino en 1847 où ne sont admis que les étrangers. En 1855, un révolutionnaire de Dalmatie (Croatie actuelle) s’intéresse à l’établissement; Joseph Fama. Devenu propriétaire, Fama entreprend d’assainir les abords des Bains, de les agrandir, d’y ajouter un hôtel ainsi qu’un luxueux casino comprenant une salle-concert.

Ces aménagements conjugués à l’ouverture du chemin de fer (1860) et à une publicité efficace transforment la petite bourgade en un h3centre cosmopolite à la mode, De plus, la fermeture des maisons de jeux de Genève, de France et d’Allemagne confère à Saxon une situation de monopole partagée uniquement avec Monaco. C’est l’occasion d’accueillir quelques célébrités comme l’écrivain Dostoïevski ou encore Giuseppe Garibaldi. mais par souci de moralité, les autorités fédérales interdisent les jeux et Saxon doit fermer son casino en 1877.

L’ agriculture se développe grâce à la construction du bisse en 1874. Ainsi l’eau tirée de l’alpage de la Printze (Nendaz) irrigue le coteau saxonnain. De plus la plaine du Rhône marécageuse se transforme en une étendue cultivable. En 1875, la construction du canal Riddes-Martigny assainit une bonne partie de la plaine et par un arrêté, le 26 juillet 1936, le Grand Conseil ordonne la correction complète du Rhône de Sierre à Martigny.

Dès lors, la plaine devient un vaste terrain cultivable. Afin d’écouler une production agricole en constante augmentation, une fabrique de conserve se construit: en 1875, la famille Fama-Vellino ouvre l’entreprise Vellino & Cie, rachetée en 1953 par la coopérative fruitière Florescat.

Malgré cela, la mévente menace dès 1950 car la concurrence étrangère est rude. Révoltés par la situation, les agriculteurs saxonnains concrétisent leur colère le 7 août 1953, renversent des wagons de produits importés. A la suite de ces événements, la Confédération édicte des règlements favorisant la commercialisation des produits du pays.

Autres conséquences de l’essor économique provoqué par les Jeux, des institutions d’utilité publique apparaissent. En premier lieu, signalons la construction du bâtiment scolaire qui abrite aujourd’hui la maison de commune. Saxon accueil, dès 1949, l’école cantonale des beaux-arts transférée à Sion en 1953. Au cours de l’été 1873, des philanthropes saxonnains fondent la Société de secours mutuels, la Mutuelle Valaisanne d’aujourd’hui.

Pour écrire l’abricot, il faut être né sur ce petit coin de terre du Valais central qu’est Saxon, où à défaut, il faut y avoir vécu assez longtemps pour avoir pu goûter à son climat, à sa chaleur et à ses habitants.

Saxon, cité étonnante gorgée d’eau, de vent et de soleil. Le climat, nous dit-on, y est semblable à la Provence, la mer en moins. La terre y est généreuse pour peu qu’on sache la respecter, les fruits y sont dorés pour peu qu’on les laisse mûrir, les habitants y sont ab1vifs de caractère, parfois prompts à la révolte.Au siècle dernier, alors que cette terre n’était qu’un marécage, un homme venu d’Italie y a bâti un empire. Quelques années plus tard, un fruit d’or y est devenu prince. Ainsi se résume, entre conte et légende, l’histoire de Saxon.

ab2Souvent la petite histoire d’une terre se mêle à l’aboutissement d’un destin. La rencontre de l’abricot et de la terre du Valais central, c’est avant tout la rencontre de destinées. Celle d’un fruit, né à l’autre bout du monde, ramené d’Arménie par les Romains au 1er siècle de notre ère, rencontré tour à tour au fil des époques, en Sicile, en Espagne, en France, en Chine, en Algérie, au Népal.

Celle d’une terre, le Valais central situé entre Martigny et Riddes, qui au XIXème siècle n’était qu’un marécage insalubre, balayé par le vent et peuplé de grenouilles, de moustiques et de créatures de légendes terrifiant les voyageurs. Celle d’une population enfin, qui se cherchait une activité et une place dans le paysage valaisan que l’assainissement du Rhône était en train de remodeler

Entre 1860 et 1877, la petite bourgade de Saxon-les-Bains prise dans l’aventure de Joseph Fama et de son célèbre Casino s’était ab3rêvée capitale de l’Europe frivole. Elle avait vu défiler des hôtes de prestige, elle avait découvert les bonheurs et les maux que peuvent provoquer l’argent, l’orgie de richesses y avait côtoyé la misère en attente de révolte. La fermeture du Casino au 1er janvier 1878 laisse une population interrogative face à son avenir, un choix à faire, celui de redevenir une commune rurale.

Joseph Fama parti, il faut à ce monde une nouvelle légende, une autre célébrité. Après avoir érigé un homme en maître tout puissant, on fera d’un fruit le prince à vénérer. De capitale du jeu, Saxon deviendra capitale de ab4l’abricot et autres fruits afin d’alimenter sa conserverie dont les délicieux produits furent appréciés dans le monde entier et reçurent au cours des premières années du XXème siècle de nombreux prix.

L’épopée d’Albano Fama – fils de Joseph- et de sa conserverie, la DOXA ( Traduction grecque de « Fama» qui signifie la « renommée») est entrée dans la légende de la vallée du Rhône, au même titre que le Casino de Saxon.

ab6Entre 1886 et 1927, la presse et les gourmands amateurs de confiseries ne tariront pas d’éloges sur leurs produits dont les recettes demeurèrent jalousement conservées. Ainsi s’était construite la destinée abricotière de Saxon, elle allait se poursuivre au fil du XXème siècle

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